|
 | Le groupe Pop Punk californien Green Day a prouvé que ce style musical pouvait encore vendre des tonnes de disques. |
39/Smooth, le premier album de la formation, causa un impact assez minime sur la scène Punk Rock, mais son successeur Kerplunk réussit toutefois à attirer l’attention sur Green Day. Le Punk Rock californien, en outre, devenait à cette époque (fin années quatre-vingt, début quatre-vingt-dix) de plus en plus populaire, beaucoup d’ados du grand public se tournant vers ce style auparavant réservé aux adeptes du skate et autres Punks.
Le style de composition favorisé par Green Day allait permettre au Punk Rock de littéralement défoncer le top cent du Billboard, et ce à l’occasion de la sortie de Dookie. Cet album bénéficiait d’une distribution et d’une promotion supérieures, du fait du contrat signé avec la maison de disques Reprise (ils étaient auparavant signés à Lookout Records). Plusieurs facteurs peuvent expliquer la réponse phénoménale à cet opus : il marquait la transition du Punk Rock au Pop Punk (une version commerciale et aseptisée du Punk), les pièces du groupe préféraient la mélodie et les arrangements accrocheurs à l’agressivité du Punk à la Sex Pistols, la production était soignée, et les textes losers plaisaient aux amateurs de Grunge, permettant au groupe d’embrasser le mainstream à pleine bouche.
Ce faisant, le trio ouvrit des portes de la banque à plusieurs autres projets, tels The Offspring, leurs compères californiens. Insomniac obtint également un succès non négligeable, étant bâti sur les mêmes bases que son prédécesseur, mais Nimrod tenta d’élargir la palette musicale de la formation, par exemple en intégrant du violon et du trombone.
Albums recommandés: Dookie, Nimrod.
Achetez
un de leurs albums maintenant chez Archambault.
Rédigé par Annie Fournier
|