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 | Dossier spécial : la musique "Lovecraftïenne" est près de constituer un genre à part entière. |
Il y a de cela quelque temps j'avais réalisé une entrevue avec un groupe français nommé Arkham, un groupe de Black Metal influencé par les écrits du maître de la littérature fantastique et d'horreur en Amérique, j'ai nommé : Howard Philips Lovecraft.
Un écrivain doté d'un talent immense, c'est à lui qu'on doit le célèbre Necronomicon, l'effroyable Cthulhu, Dagon, Beyond the Wall of Sleep (Behind the Wall of Sleep est bien sûr une pièce du légendaire groupe Black Sabbath sur l'album du même nom), et j'en passe.
Originaire de Providence, en Nouvelle-Angleterre, Lovecraft a écrit sa première nouvelle à l'âge de 6 ans, pour ensuite en publier dans le magazine Weird Tales et éventuellement publier ses propres recueils de nouvelles et romans. Ayant passé sa vie en ermite (ou presque), Lovecraft est mort d'un cancer en 1937, à l'âge de 46 ans. La littérature de H.P. Lovecraft met en scène des créatures venues de l'espace, de dimensions lointaines, ou de cités sous-marines, comme le Grand Cthulhu, qui dort et rêve dans la cité submergée de RÕhley.
Les personnages sont souvent confrontés malgré eux aux forces occultes et aux différents émissaires de ces créatures qui nous guettent depuis leur propre dimension. Plusieurs de ces histoires étranges ont été adaptées au grand écran, sans grand succès, et plusieurs groupes de musique se sont inspirés du mythe Lovecraft.
Pour en revenir à Arkham (qui est le nom d'une ville de Nouvelle-Angleterre inventée par Lovecraft lui-même), le groupe s'inpirait des textes de H.P.L., mais la musique se limitait à un Black Metal de la vieille école agrémenté de quelques effets.
J'ai voulu vous faire part de quelques trouvailles, deux groupes qui situent plus dans le Progressif que dans le Metal, mais ces groupes se rapprochent davantage de la littérature Lovecraftïenne de par les ambiances, la complexité et la cacophonie qui traduit assez bien la nébulosité, les lourds mystères et la peur qui sont au coeur des romans et nouvelles du fameux écrivain.
Shub Niggurath (Les Morts Vont Vite) : qui est le nom d'une des nombreuses créatures qui prennent vie dans les différentes nouvelles de H.P.Lovecraft, est un groupe que l'ont pourrait classer comme une sorte de Progressif Ambiant assez cacophonique, accompagné d'une petite section de cuivres et d'une voix alto féminine. Une musique qui exprime l'angoisse, l'aliénation et le mystère, une note sur laquelle plusieurs nouvelles se terminent...
Present (Triskaidekaphobie/Le Poison qui Rend Fou) : un Rock Progressif, qui vous fait ressentir la folie et la peur qui rôde autour de vous, cette peur omniprésente chez Lovecraft, surtout pour ce qui est de la pièce Promenade au Fond d'un Canal, qui débute sombrement l'album...
Pour plus d'information sur ces groupes et autres groupes semblables, visitez le site : www.musearecords.com (avec lien pour gazul records) et pour en savoir plus sur Howard Philips Lovecraft : www.hplovcraft.com
Shub-Niggurath, Les Morts Vont Vites, sous l'étiquette Gazuli : 1-Incipit Tragaedia 2-Cabine 67 3-Yog Sothoth 4-La Ballade de Lenore 5-Delear Prius 6-J'ai vu naguère en peinture les Harpies ravissant le repas de Phynée
Present*, Triskaidekaphobie/Le Poison qui Rend Fou, sous l'étiquette Cuneiform Records Triskaidekaphobie** : 1-Promenade au Fond d'un Canal 2-Quatre-vingt Douze 3-Répulsion Le Poison qui Rend Fou 4-Le Poison qui Rend Fou, Part 1 : Ram Ram Va Faire Pif Paf 5-Ersatz 6-Le Poison qui Rend Fou, Part 2 : Didi dans ta chambre! 7-Samana
N.D.L.R. : *Avec le guitariste Roger Trigaux anciennement d'Univers Zero N.D.L.R. : **phobie du chiffre 13
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Rédigé par Auguste Picard
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