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 | Le nouvel album d’une jeune formation Deathgrind/Noisecore, Circle of Dead Children a attiré l’attention des amateurs du genre comme des critiques récemment, leur opus The Genocide Machine se révélant une brutale claque au système auditif. |
Nous avons jugé bon de questionner Joe Horvath, chanteur au sein de Circle of Dead Children, à propos de cette production et sur quelques points additionnels.
Questionnement et traduction effectués par Patrice Lamontiers.
Patrice Lamontiers de Metalquebec.com : Tout d’abord, j’aimerais vous questionner sur votre relation avec les milieux Crust/Hardcore. Pensez-vous que le fait que vous soyez maintenant davantage associés à la scène Metal puisse vous faire perdre des fans dans ces scènes ?
Joe Horvath de Circle of Dead Children : Salut Patrice ! Merci d’avoir pris le temps d’arranger cette entrevue. J’espère que nous ne recevrons aucune réactions négatives de cette scène, et je doute que ça se produise. C’est toutefois un problème avec la musique, et tout spécialement la scène underground… Trop d’individus se préoccupent à propos des bonnes étiquettes, catégories, et de ce type de trucs en ce qui concerne les groupes et la musique. Avant toute chose, nous jouons ce qui nous plaît. L’unique réaction négative sérieuse pourrait être celle se produisant entre nous. Nous prévoyons garder nos liens avec Willowtip Records, une maison de disques beaucoup plus orientée vers la scène Hardcore, en ce que ce sera l’étiquette qui s’occupera de la version vinyle de nos albums. En ceci nous serons toujours liés avec cette scène. J’apprécierais également de bénéficier d’une distribution plus efficace au sein de la scène Crust, alors nous verrons bien ce qui se passera de ce côté. Nous ne nous sommes pas détournés d’une scène et ne nous sommes pas orientés davantage vers une autre. Nous jouons sur scène avec n’importe qui, n’importe quand. Nous ne sommes pas au-dessus ou en dessous de quelque scène que ce soit, et désirons conserver cette position. Je pense que notre son et notre message sont adaptés à plusieurs genres, et j’espère que ça va continuer à être la cas.
P.L. : Vous semblez être davantage portés sur la politique que sur l’horreur et la violence. Vous considéreriez-vous comme des gauchistes, socialistes, ou alors avec quelle idéologie ressentez-vous le plus d’affinités ?
J. H. : Je ne sais pas, car je nous considère plus préoccupés pas la vie de tous les jours et à propos des vraies émotions que simplement la politique et l’horreur. Tout a sa place. En général, nous ne nous identifions à aucune idéologie particulière, exceptée celle de la libre-pensée. Toute idéologie politique a ses bons et ses mauvais côtés, et donc je considère qu’on ne gagne pas à être associé directement à l’une d’entre elles. Je continuerai d’écrire au sujet de ce qui se trouve dans ma tête et c’est aux lecteurs de décider ce qu’ils vont y puiser. Tout ce que je puisse dire, c’est que nous sommes loin d’être patriotiques, ça c’est certain.
P.L. : Sous quel angle approchez-vous vos spectacles, jouez-vous simplement ou essayez-vous de véhiculer un message à l’auditoire ?
J. H. : Je ne passe vraiment pas beaucoup de temps, sinon aucun, à évangéliser ou à tenter de faire passer un message lorsque nous jouons sur scène. Le seul message que j’essaie de véhiculer à cette occasion est que les gens passent un bon moment tandis qu’ils sont au spectacle et qu’ils obtiennent le maximum de ce moment. J’aime quand les gens s’amusent et qu’ils repartent du spectacle excités et encore sur le trip qu’ils viennent de vivre. Je n’essaie pas de dire à quiconque comment se comporter ou quoi penser... outre le fait de nettoyer son esprit des influences externes et d’embrasser la libre-pensée. Si ils ont apprécié le spectacle et/ou le son du groupe, ils vont sans doute se procurer les albums et lire les textes par eux-mêmes, et en tirer leurs propres conclusions et réflexions sans influence extérieure.
P.L. : Quelles formations considéreriez-vous en tant que frères d’armes ? Est-ce que vous pensez que les premiers Napalm Death constituent une influence majeure ?
J. H. : Ho, mec, N.D. étaient prodigieux à une certaine époque ! En fait, j’ai bien aimé «Enemy of the Music Business » également, mais les vieux trucs sont essentiels. Tous les membres du groupe ont été des amateurs de Napalm au moins à un certain moment de leur vie, alors sous cette perspective ils ont été une influence, mais cependant je ne crois pas que nos styles comportent beaucoup de similarités au plan musical. Je préfère pour ma part Assuck, 7 Minutes of Nausea, Don Cabellero, Extreme Noise Terror, Fear of God, et les groupes similaires en ce qui concerne les influences.
P.L. : Êtes-vous préoccupés par le fait que quelques-uns puissent vous méprendre pour une formation Gore à cause de votre nom ?
J. H. : Hé bien, cela va sûrement se produire, compte tenu de notre nom, mais toutefois je n’y vois pas d’inconvénient, tant mieux si les amateurs de Gore décident de nous écouter. J’aime beaucoup de groupes de Goregrind, et le support de leurs fans serait le bienvenu !
P.L. : Nous avons accueilli récemment le Sommet des Amériques ici à Québec. Ressentez-vous de la sympathie pour la cause des anarchistes et protestataires qui sont venus ici ?
J. H. : Je ressens…je ne sais pas si c’est de la sympathie, mais je ressens certainement quelque chose à leur égard. Je dirais plutôt que je les admire et les respecte.
P.L. : Pensez-vous que cette nouvelle relation avec Necropolis/Deathvomit vous donnera une bien meilleure reconnaissance au sein de la scène musicale extrême ?
J. H. : Définitivement. C’est déjà commencé ! Tu es en ce moment en train de faire cette entrevue avec nous, pas vrai ? Haha ! Nous sommes ici pour constituer un bloc de fondation solide pour Deathvomit et une continuation du Metal obscur extrême de Necropolis. Jusqu’à présent je suis très satisfait de la façon dont ils ont travaillé avec nous et j’espère qu’ils sont également heureux de la situation. Notre relation est encore jeune, mais prometteuse.
P.L. : Êtes-vous satisfaits de l’accueil (presse et public) qu’à reçu The Genocide Machine jusqu’à présent ?
J. H. : Mon dieu oui ! Complètement satisfait à cet égard ! La réponse à été formidable. Nous n’en revenons pas encore de toute cette attention. Nous sommes ici pour faire ce bruit, et ce que les gens le veuillent ou non, mais par contre c’est plaisant d’avoir une bonne fondation pour nous supporter derrière nous.
P.L. : Est-ce vous avez tous des emplois à temps plein ? Dans quel secteur travaillez-vous ?
J. H. : Je travaille en tant que conseiller pour le support émotionnel dans le domaine de la santé mentale pour les enfants et adolescents K-12. Jason et Alf quittent toujours leurs emplois. Jon va maintenant à l’université, à 5 heures du reste d’entre nous. Autant j’aime mes clients, je quitterais mon emploi immédiatement si nous avions le support adéquat et les ressources nécessaires pour pousser ce groupe dans les premières ligues.
P.L. : Dans quelle direction pensez-vous que la formation va évoluer dans votre matériel futur ?
J. H. : C’est vraiment difficile à dire. Compte tenu qu’à l’extérieur de l’été nous ne pratiquons qu’une fois tous les trois ou quatre mois, les pièces sont écrites très rapidement et quasiment de manière impulsive. Il n’y a pas de temps pour les arrière-pensées ou la planification de structures ou sonorités spécifiques. Nous nous rassemblons tout simplement et nous lançons dans le matériel. Je ne pense pas qu’aucun de nous sache réellement comment la prochaine pièce va sonner. Tout ce que je peux promettre, c’est que ça va être plus rapide, avec cependant des passages plus lents, plus abrasif, plus complexe mais avec aussi des passages plus simples, plus extrême, et plus tranchant.
P.L. : En conclusion, aurons-nous le plaisir de vous voir jouer au Canada (et à Montréal) bientôt ?
J. H. : Arrange-nous ça ! Nous sommes très enthousiastes à l’idée de venir jouer partout au Canada et d’avoir la chance de rencontrer votre peuple étrange et original ! Hahaha ! Sérieusement, j’aimerais bien venir et faire quelques prestations chez vous… Même un seul spectacle serait le bienvenu !
P.L. : Hé bien, Joe, merci beaucoup pour cette entrevue. J’espère que vous aurez du succès avec cet album. Bonjour !
J. H. : Merci, Patrice, pour ton support et pour le temps que tu nous as donné. Ce serait sympa de se rencontrer et d’écouter un peu de musique ensemble un de ces quatres. En attendant, bonne chance avec ton site et la scène de Québec. Continuez de crier…
Pour plus de renseignements, voir l’adresse suivante : http://circlegrind.tripod.com Vous pouvez également écrire au groupe à : THE_CIRCLE@bigfoot.com
Rédigé par Patrice Lamontiers
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