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Dook

Entrevue exclusive avec Sébastien Ducap de la formation québécoise Dook.

Dook est un projet originaire de Montréal et pratiquant un style proche du New Metal (Korn, Soulfly, Slipknot, etc.) mais avec sa propre touche personnelle. Le groupe s'est produit en spectacle à plusieurs reprises, notamment au festival Polliwog, une apparition qui attira l'attention sur la formation. Dook enregistre présentement un maxi intitulé U the Fuck are They ?, qui sera disponible sur le marché bientôt.

Nous avons jugé bon de contacter Sébastien Ducap, l'homme de tête de Dook, afin d'en connaître davantage sur le projet.


Patrice Lamontiers de MetalQuebec.com : Pourrais-tu nous en dire un peu sur ton groupe, c'est-à-dire quand il fut formé et quelle a été son évolution générale ?

Sébastien de Dook : Au début j'étais seul dans le groupe, en fait ce n'était pas encore un groupe en tant que tel, puisque c'était seulement des trucs que je créais avec une boîte à rythmes. Cependant lorsque Nathalie (bassiste) a entendu les pièces en question elle a tout de suite apprécié et a été intéressée à collaborer. En fait au départ le tout sonnait un peu Metal Indus ou Alternatif, ce devait être en grande partie à cause de l'effet de la boîte à rythmes... Maintenant c'est beaucoup plus Rock et ça sonne comme un véritable groupe.


P. L. : As-tu joué dans d'autres groupes avant celui-ci, et si oui peux-tu nous dire quels étaient leurs styles musicaux ?

S : Oui, je jouais avec Nathalie dans Tropical Goat, qui oeuvrait dans un style Punk Rock, contrairement à maintenant, puisque nous sommes désormais plus axés sur des sonorités agressives et pesantes. Nathalie aimait encore mieux le style de Dook que celui de Tropical Goat, ce pourquoi nous avons décidé de jouer à nouveau ensemble.

P. L. : Avez-vous été approchés par une maison de disques jusqu'à présent ?

S : Pas encore, cependant nous enregistrons présentement, et quelqu'un va s'occuper de faire entendre notre production aux bonnes personnes.


P. L. : Penses-tu que le terme "New Metal" sied bien à votre musique ? Vous identifiez-vous à un mouvement musical particulier ?

S : Je pense que nous n'avons pas de problèmes à être qualifiés de New Metal, ça ne me dérange pas que certains trouvent le terme trop à la mode, ou peu importe... En fait, j'aime bien plusieurs groupes de New Metal, je pense surtout à Slipknot que j'apprécie beaucoup.


P. L. : Quels formations considérerais-tu en tant qu'influences musicales ? On parle de Sepultura et de Pantera sur ton site...

S : Ce sont davantage les influences sur le matériel précédent. Sur les nouvelles pièces, je dirais qu'il y a des influences plus modernes, comme Slipknot et les autres du genre. Personnellement, je suis ouvert à tout et j'écoute n'importe quoi, même du Maiden ou Shanya Twain. Je ne me casse pas la tête avec ça, dans le sens que je ne me restreint pas à un genre en particulier.


P. L. : Penses-tu que la scène Metal se porte bien au Québec, et qu'il est facilement possible de percer sur la scène extérieure pour des formations d'ici ?

S : Je pense qu'il y a beaucoup de potentiel ici, et que ça commence à aller assez bien pour les groupes de Montréal. Il y a des groupes comme Cryptopsy qui ont percé sur le marché international, et d'autres tels Heaven et Headspace qui sont signés ailleurs, ce qui est bon signe. De plus, tous les spectacles auquels je vais sont pleins à craquer, alors il y a certainement un intérêt de la part du public pour le genre de trucs que nous faisons.


P. L. : Vous enregistrez présentement un album s'intitulant "U the Fuk are They?". Comptez-vous trouver une maison de disques pour le promouvoir et le distribuer ?

S : Oui, en ce moment nous faisons le mix de l'album. Nous enregistrons à Verchère avec Frédéric Tétrault, l'ex-guitariste de 2=Symptom5. L'album comprend trois anciens titres, qui se trouvaient sur le démo précédent de Dook, plus quatre nouvelles pièces. Pour l'instant ce qui est certain c'est que nous allons sortir sept pièces, plus un maxi en septembre. Ceux qui s'intéresse au groupe peuvent participer à la pré-vente de l'album : la duplication de "U the Fuck Are They" en dépendra, c'est-à-dire que nous pourrons présenter une plus belle pochette pour le E.P., le sortir plus tôt, et produirons éventuellement plus de copies de celui-ci s'il y a plus de commandes de pré-vente. C'est au coût de dix dollars.

Notre objectif est d'en produire 500 copies CD, et de le rendre disponible sans doute au début du mois de septembre. En outre, nous allons inscrire les noms des personnes qui auront acheté le E.P. avant le sept septembre dans la pochette de l'album, et de tout le monde qui aura contribué sur le site Internet.


P. L. : Est-ce que tes paroles sont en quelque sorte ton auto-analyse psychologique ?

S : On pourrait dire ça. En fait, j'écris sur des trucs de tous les jours auxquels tout le monde peut s'identifier. Je n'écris pas des choses abstraites sur le diable ou qu'importe, mais plutôt sur des expériences vécues, ou des affaires que j'ai vues autour de moi, alors en ce sens je n'invente rien.


P. L. : J'ai noté la présence du groupe N-Coded sur la page Web de Dook. Y a-t-il un lien entre ce projet et le vôtre ?

S : Ce sont des amis, tout simplement.


P. L. : Vous vous êtes produits aux Foufounes électriques mais surtout au festival Polliwog. Est-ce que ces spectacles se sont révélés profitables, et comptez-vous vous produire à nouveau en spectacle bientôt ?

S : Oui, ce furent de bonnes expériences. Notre première prestation se tenait au Café Chaos, et la réponse fut positive pour tous nos spectacles. Le Polliwog fut très bien pour nous, en ce que ça nous a fait connaître à davantage de gens, et les juges comme Raide et Babu (Cool FM) nous ont bien appréciés.

Nous nous produirons aux Foufounes électriques à l'occasion du lancement de "Who the Fuck are They?". Ce spectacle se tiendra le lundi le premier octobre, et nous serons accompagnés de la formation First Version. Par ailleurs, nous serons présents au MetalFest 2001 à Trois-Rivières le 24 Novembre. Pour l'instant, les seuls groupes confirmés sont Dook et Horfixion, mais beaucoup d'autres se rajouteront sûrement. Il est également possible que nous nous produisions comme invités au festival Metallenium (le quatre octobre au Metropolis) en compagnie de Dimmu Borgir, Six Feet Under, etc. Ce serait formidable pour nous !


P. L. : En conclusion, quels seraient tes objectifs en ce qui concerne Dook pour le futur rapproché ?

S : Nous écrivons des nouvelles pièces présentement, nous pratiquons souvent (deux ou trois fois par semaine) afin que le groupe soit bien "rodé". Le mieux pour Dook serait qu'on puisse percer à l'extérieur, la scène est bien ici, il y a d'ailleurs une excellente scène Hardcore, mais par ailleurs je ne souhaite pas que nous demeurions bloqués ici, je veux qu'on ait du succès sur une échelle plus large. Il n'y a qu'à regarder comment des groupes comme Slipknot et Machine Head remplissent les salles de concert ici, et ça suggère que les gens s'habituent et s'ouvrent au New Metal, ce qui est bon pour nous.


P.L. : Merci pour l'entrevue, bonne chance avec Dook et votre nouvel album !

S. : Je te remercie de nous avoir accordé cette entrevue et d'encourager Dook !

* N.D.L.R. : Nickoded, le chanteur de Minds, contribue d'ailleurs à une pièce de
Who the fuck are they?.

Page Web : Site Officiel de Dook.
Extraits : Dook sur Mp3.com

Rédigé par Patrice Lamontiers

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