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 | Ancien membre de la formation originale du populaire groupe de Punk-Rock les Misfits, Glenn Danzig laissa le groupe afin de se consacrer à un projet davantage Heavy Metal, qui prit une tendance plus sérieuse que son groupe précédent. |
L'esthétique pseudo-gothique (crânes, cimetières, croix, crucifix, etc.) qui formait une partie significative des Misfits le suivit toutefois dans Samhain, projet qui ne dura pas bien longtemps, puis dans Danzig, où elle se développa de manière effrénée avec une tendance vers le macabre. Cependant l'homme devint plus sincère dans ses propos, et les textes de plus en plus matures témoignent de son intérêt réel - plutôt que celui factice chez plusieurs groupes - en le satanisme et les thèmes occultes (bien qu’évidemment prendre de telles choses au sérieux est légèrement risible). On pourrait considérer Glenn Danzig comme une espèce de mutation satanique d’un Jim Morrison sur un mauvais trip, revenu à la vie en tant que chanteur Heavy Metal pour se venger.
Musicalement, Danzig demeura toujours assez accessible, c’est–à-dire que leur son est inspiré par Sabbath et le Blues, et demeure toujours très peu expérimental. Néanmoins, on ne peut que remarquer que les palettes musicales peintes par la formation devinrent progressivement de plus en plus sombres au cours des années : les titres du premier album éponyme sont très Blues (Mother, Twist of Cain), et seuls les textes de Danzig sont vraiment obscurs, alors que Danzig II : Lucifuge, marqua une évolution plus sombre musicalement, et que Danzig III : How the Gods Kill et Danzig 4 sont beaucoup plus noirs et atmosphériques que leurs prédécesseurs. Après le virage à inspiration électronique plus ou moins lucratif de la fin années quatre-vingt-dix (Blackacidevil), Glenn revint à ses racines plus Rock ($$$) avec son album 666 - Sons of Satan.
Albums recommandés : Danzig II : Lucifuge, Danzig III : How the Gods Kill, Danzig 4.
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Rédigé par Jean-Michel Ménard
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