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 | Fleur du Death / Thrash progressif d’avant-garde, Cynic ne récolta jamais les hommages et le succès qu’il aurait mérité de par la légendaire qualité de compositeurs et de musiciens de ses membres. |
L’approche unique du groupe emprunta sur son unique production, Focus, de multiples directions qu’on aurait cru à prime abord inconciliables. En effet, leur utilisation des synthétiseurs était tout bonnement révolutionnaire à cette époque : aujourd’hui n’importe quel groupe de Black Metal emploie un tel instrument de façon intensive, mais à cette époque c’était tout bonnement inexistant. Les vocaux étaient pour leur part transformés par des effets les rendant mécaniques et robotiques, alors qu’à d’autres endroits ils étaient influencés par le Death Metal. Le jeu de batterie est époustouflant : Sean Reinert (qu’on a pu également entendre sur l’album Human de Death) est l’un des meilleurs – sinon LE meilleur – batteur(s) Metal de tous les temps. Le travail de Shawn Malone à la basse était excellent, et quant au jeu de guitare de Paul Masvidal et Jason Gobel, il était renversant : les rythmes sont précis à un niveau de précision chirurgical, et les solos regorgent d’une mélodie envoûtante. Le tout était enveloppé d’une influence New-Age/Jazz Fusion éthérée et majestueuse.
Suite au peu d’intérêt d’une scène qui ne possédait pas l’ouverture d’esprit nécessaire à une compréhension effective de leurs compositions, Cynic se sépara peu après la sortie de l’album. On ne peut uniquement blâmer un public que rien n’avait préparé à une approche du Metal aussi avant-gardiste que celle de Cynic, car c’est l’ensemble des formations, de la presse et des maisons de disques de l’époque qui manquaient également de vision. Les membres poursuivèrent des projets plus près du Jazz et du Progressif suite à la mort du groupe, mais certains seraient aujourd’hui dans la formation Hard/Rock Progressif Aghora. Bien que je ne sois point friand de ce style, je m’intéresserai à ce projet en espérant qu’il recèle une partie du génie de Cynic, et que le public soit plus ouvert à ce type de sonorité expérimentales qu’à l’époque antécédente. Errarre humanum est.
Album recommandé : Focus.
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Rédigé par Patrice Lamontiers
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